• Je ne sais si le temps qui s'écoule sous mes yeux

    Accélère ou ralentit la réalisation de tous mes voeux.

    Mais quand chaque jour je te regarde,

    Et, Dieu, que le ciel m'en garde,

    Je me rend compte que la vie sans toi

    Ferait une loque de moi.

     

    Oseras-tu un jour

    Me dire ce que j'attends depuis toujours,

    Me dire secrètement

    Ce que j'attends à chaque instant,

    Me dire et me redire même,

    Car ceci serait un plaisir suprême,

    De savoir, quand bien même,

    Si oui ou non tu m'aimes ...


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  • Il est un temps où les mots s'évadent de nos pensées,
    Où toutes les sensations nous semblent s'évaporer
    En parcelles infimes de sentiments trop souvent oubliés,
    Pour laisser libre cours à notre existentielle inaptitude
    A se mouvoir inopinément et sans aucune exactitude
    Sur cette brèche de notre destin qui file avec certitude
    Vers un égoïsme nombriliste trop longtemps accepté
    Auquel nous ne pouvons nous empêcher d'adhérer
    Sans pour autant irrémédiablement le refuser.
     
    C'est pourquoi je me permet dès à présent de m'interroger
    Sur le devenir rien moins qu'incertain de notre société
    Qui se veut altruiste mais qui a bien du mal à y arriver.
    Incontestablement cette nature de l'homme que l'on aime
    N'est-elle pas en désaccord parfait avec elle-même,
    Quoique l'on fasse, où que l'on aille et quoique l'on sème ?
     
    Mais bien loin de moi l'idée de vous faire somnoler
    Je préfère plutôt vous faire ressentir ce qui m'anime.
    En vous glissant quelques suggestions en prime
    Pour satisfaire votre appréhension désabusée.
     
    Prenez le temps de lui dire que vous l'aimez
    N'ayez pas peur tous les jours de le lui répéter
    Oubliez votre emploi du temps surchargé
    Pour vous permettre de mieux l'écouter
    Laissez son corps et son cœur s'exprimer
    Faite de votre quotidien bonheur et volupté
    Puisez votre sagesse au creux de sa simplicité
    Et vous verrez que cela n'a rien de compliqué.
     
    Quant à toi qui partage chacun de mes jours,
    Qui subit mes erreurs sans jamais altérer ton amour,
    Qui me réconcilie avec la vie encore et toujours,
    Reine dans mon royaume au sommet de sa tour,
    Nymphe de mon jardin virevoltant alentour,
    Inévitablement juste comme un compte à rebours,
    Inexorablement drôle avec ses mille calembours,
    Chantant et dansant aux allures de troubadour,
    De mon cœur tu t'es emparé un beau matin
    Pour ne plus jamais qu'il souffre de chagrin.
    A travers toi j'ai vu une idylle sans fin,
    Un cadeau du ciel dans le plus bel écrin.
    Tu fais tout pour que je ne manque de rien,
    Pour que je croque la vie comme un épicurien.
    Et pour qu'une simple pomme soit un vrai festin
    Je n'ai besoin de rien d'autre si ce n'est de ta main.
     
     
     
     

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  • Dans ce flot qui ne connait nul repos,

    La pureté d'une hirondelle

    Qui passe furtivement dans le ciel,

    Mais qui déjà disparait à la vue,

    Ne reflète une idée saugrenue

    Puisque c'est de famille qu' elle fait mot.

     

    Et c'est de prendre le large rêvant,

    Qu' elle dompta les assauts d' un ouragan

    Aussi bien qu' une petite fille

    Apaise les conflits d'une grande famille.

     

    Et c'est par son innocence que triompheront

    Alors les enfants de la terre qui daigneront

    Nous admettre là où les frimas figent la vie,

    Dans le gel des serres de l'hirondelle choisie.


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  • Le fruit porté par cet arbre maudit

    Etait donc rien moins qu' insignifiant,

    Pour qu'il ait ainsi dévié de sa vie

    Un prêtre qui, d'un esprit vivifiant,

    Concevait le jour tel un homme réjoui.

     

    La religion cependant,

    N' étant que sa seule amie

    L' oublia furtivement

    Et ce, durant des décennies.

     

    Ce qui bien évidemment

    Ne fit qu' agraver la vie

    De cet homme d'église qui

    Ne put céder cependant,

    A l' écoute de son envie.

     

    Celle-ci recommandant

    De s' unir hâtivement

    Ce que, gentillement, il fit.


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  • Il est un fleuve qui côtoie au levant

    Une coupe transparente trés pure,

    Dans une plaine verdoyante, s'étendant

    Vers les myriades d'astres du jeune azur.

     

    Le temps est comparable à ce fleuve

    Qui coule sous une couche de glace,

    Jusqu'ici illusoire, et qu'il nous meuve

    Tels des plantes aquatiques tenaces,

    De nos racines vers le haut de nos tiges,

    De notre naissance vert notre mort.

     

    Et nul ne peut quitter ce fleuve qui fige

    Ceux qui tentent d'y échapper encore,

    Et nul ne saurait le remonter à contre-courant,

    Ne fût-ce qu'un instant. 


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